INTERVIEW - Le nouveau combat des pompiers sur l’incendie du Var

Photo pompiers 13 / twitter
Au cinquième jour de lutte contre l’incendie de la plaine des Maures, le sinistre est contenu mais pas éteint. Les pompiers doivent maintenant traiter 83 kilomètres de lisières pour éviter les reprises alors que le vent va souffler ce week-end. Un travail colossal ! Du côté de l’enquête, la piste de la cigarette est étudiée, même si le procureur de Draguignan ne veut pas encore tirer de conclusions. Plusieurs mégots ont été retrouvés près du lieu du départ du feu.
- Photo pompiers 13 / twitter

Le gigantesque incendie de la plaine des Maures, qui a fait deux victimes et 26 blessés, est «fixé » depuis ce vendredi matin. Un terme technique utilisé par les pompiers pour indiquer que l‘avant du feu ne progresse plus. C’est une étape, mais la guerre n’est pas gagnée. Car le sinistre n’est pas, pour autant, éteint.

A ce stade, l’incendie n’est donc pas encore « maîtrisé », selon un autre terme technique utilisé par les secours. Des reprises de feu sont possibles dans les heures à venir d’autant que le vent va souffler jusqu’à dimanche, voire lundi, s’inquiètent les autorités.

Il reste énormément de travail pour les 1000 sapeurs-pompiers et leurs 250 engins plus que jamais mobilisés sur le front. Ils s’attèlent même à un autre type de combat, celui du traitement des lisières. «C’est l’interface entre le brûlé et la forêt qui est restée verte, explique le commandant Florent Dossetti, porte-parole des sapeurs-pompiers du Var. Il va falloir que l’on envoie des équipe traiter mètre par mètre les 83 kilomètres de lisières que compte le feu. C’est colossal 

Du côté de l’enquête, la piste des mégots de cigarette est privilégiée pour l’instant.

Pour faire face aux conséquences psychologiques de ces dramatiques événements, il a été décidé, ce vendredi, d’ouvrir un poste d’urgence médico-psychologique téléphonique. Il permettra de répondre aux besoins des personnes touchées de près ou de loin par l’incendie. Il est joignable au 06 08 24 46 66, 7 jours sur 7 de 8 heures à 18 heures. « Ce poste d’urgence permet d’apporter rapidement un soutien aux victimes et de les orienter, en cas de besoins plus importants vers un centre médico-psychologique du secteur » assure la préfecture.

Un guichet unique pour venir au secours des sinistrés de l’incendie, en lien avec les communes, l’association des maires et les chambres consulaires, sera aussi, prochainement, mis en place.