Régionales Paca : Muselier salue une « victoire collective », Mariani dénonce « un système coalisé »

Nice, le 27 juin. (Photo M.G.)
Le candidat de la droite recueille environ 57% des voix dans ce second tour encore marqué par une très forte abstention.
Nice, le 27 juin. (Photo M.G.)

Renaud Muselier repart pour six ans de plus à la tête de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Dans une allocution, il s’est félicité, ce dimanche soir, d’une  « victoire collective » et de « la logique d’unité » qui a permis de « déjouer les pronostics ». Il a rendu hommage à « tous ceux qui ont voté aujourd'hui, souvent au-delà de leurs appartenances politique, idéologique ».

Il recueille 57,3% des voix contre 42,7% des suffrages pour son adversaire Thierry Mariani (Rassemblement national) arrivé en tête au premier tour. L’abstention tutoie les sommets (63,16%).

Le duel s’annonçait très serré. L’écart est finalement assez large grâce à la constitution, comme en 2015, du Front républicain.

Au cours de la campagne électorale de l’entre-deux tours, le candidat de la droite, soutenu par La République en marche, a en effet bénéficié du renfort de nombreuses formations politiques appelant à faire barrage au RN dans la région.

Qualifié pour le second tour, Jean-Laurent Félizia a notamment retiré sa liste d’union de la gauche, après avoir d’abord indiqué le contraire. Jean-Marc Governatori (Cap Ecologie) s’est très rapidement positionné en faveur de Renaud Muselier.

De nombreux ténors de la droite, dont Nicolas Sarkozy, ainsi que plusieurs personnalités comme Bernard Tapie ou Yann Arthus-Bertrand, ont aussi pris position pour l’élu sortant.

Pour donner des gages de confiance aux électeurs de gauche et aux écologistes, Renaud Muselier a assuré, ces derniers jours, qu’il reprendrait certaines de leurs mesures et surtout ferait entendre leurs propositions à l’avenir. Et ce, alors que ces courants n’auront pas d’élus. Une promesse réitérée dimanche soir : « J’ai pris un engagement : faire entendre la voix de toutes les forces politiques au sein de l’hémicycle du conseil régional. C’est un engagement formel – sur l’honneur, je confirme cet engagement au nom de tous les élus qui m’accompagneront dans ce nouveau mandat ».

De son côté, Thierry Mariani n’a pas caché sa tristesse, évoquant une « campagne qui n’honore pas nos adversaires » et fustigeant les médias. « Notre liste a été battue par tout un système coalisé, par un candidat qui a vu les trois derniers présidents de la République voler à son secours » a-t-il lancé depuis son quartier général.