PODCAST Après Falco, Estrosi quitte Les Républicains

Le maire de Nice l’a annoncé ce jeudi après-midi dans une interview au Figaro. Il souhaite « reconstituer une grande formation politique moderne pour rassembler les gens de droite et du centre autour d'un vrai projet ».
Nice, le 6 mai. Quelques heures avant l’annonce de son départ des LR, Christian Estrosi n’a pas dévoilé sa décision devant de nombreux journalistes pourtant insistants.

La rumeur courait depuis mercredi. Et la nouvelle est finalement tombée il y a quelques minutes à peine, ce jeudi après-midi, dans une interview donnée en exclusivité au Figaro. Le maire de Nice (Alpes-Maritimes) quitte à son tour Les Républicains, vingt-quatre heures après le départ du maire de Toulon (Var), Hubert Falco.

« Je m'en vais de LR. J'ai donc désormais le même statut que Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, sans forcément partager les mêmes analyses. Ils ont démissionné avant moi, on ne leur oppose pas de haine. Je demande le même respect » dit-il notamment dans le quotidien national.

Une réunion avec les principaux dirigeants nationaux LR, mardi à Paris, a précipité la chute de son appartenance au parti gaulliste. Car les discussions autour d’un rassemblement éventuel avec La République en marche d’Emmanuel Macron pour les prochaines régionales en Paca n’a pas plu du tout en haut lieu. « Jamais je n'avais jamais subi une telle violence dans mon parti. Vous rendez-vous compte des mots utilisés à mon égard et à l'égard d'Hubert Falco ? «Malfaisants», explique-t-il. Ce qui est malfaisant c'est de ne rêver que d'entre soi. Ce qui est malfaisant c'est de regarder quiconque hors de nos murs comme un ennemi ! Ce qui est malfaisant c'est de pactiser avec nos ennemis de l'extrême droite. »

« Dans l'attente de cette clarification, j'ai donc décidé de me mettre en congés des Républicains afin d'assurer, comme d'autres, ma totale liberté de parole »

Christian Estrosi

Mise en congé ponctuelle, départ définitif, rupture consommée ou pas avec ses anciens amis, la porte ne semble pas pour autant totalement... claquée : « Je demande donc une clarification. Les Républicains doivent, de mon point de vue, dire clairement, qu'en toutes circonstances et dans toutes les élections, ils feront barrage à l'extrême droite avant toute chose. (...) Dans l'attente de cette clarification, j'ai donc décidé de me mettre en congés des Républicains afin d'assurer, comme d'autres, ma totale liberté de parole. »

Dans un tweet en début de soirée, Renaud Muselier, président sortant de la région Paca qui reste chez Les Républicains, a assuré Christian Estrosi de son soutien.