On vous raconte comment s'est évadé le détenu de la maison d'arrêt de Grasse

(Photo capture d’écran Google maps)
Le détenu de la maison d'arrêt Grasse qui s'est évadé, ce jeudi, est toujours recherché.
Le détenu-patient s'est échappé de l’hôpital grassois en faisant croire à une envie d'uriner. (Photo capture d’écran Google maps)

L'homme de 22 ans, qui est incarcéré depuis 2019 pour des trafics et stupéfiants et des violences, avait été transféré depuis la prison de Nice, où il avait agressé des surveillants. Il lui restait moins d'un an à purger encore, mais l'envie de liberté aura été plus forte. 

Il demande à ce qu'on referme la porte, gêné de la présence d'une femme

Ce jeudi, il fait donc croire à un tentative de suicide, après avoir bu de l'eau de javel. Son plan fonctionne parfaitement, puisqu'il est admis à l'hôpital de Grasse, en réanimation, où il passe sous escorte policière. Là, le jeune homme fait croire à une envie d'uriner et il se fait apporter un urinal. Les policiers n'ayant pas le droit d'être dans sa chambre de réanimation, patientent à l'extérieur raconte le syndicaliste Unité SGP Police - Fo, Laurent Martin de Frémont. Le détenu, menotté, n'hésite d'ailleurs pas à réclamer à ce qu'on referme la porte de sa chambre, se disant gêné de la présence d'une femme dans le couloir.

Des lingettes pour parvenir à se défaire des menottes

C'est à ce moment précis qu'il se saisit d'un paquet de lingettes pour se lubrifier les poignets et parvenir à se défaire des menottes. C'est alors bien plus facile de s'évader. Il saute par une fenêtre, avec sa tenue hospitalière, ajoute Hervé Segaud, du Syndicat National Pénitentière FO, avant de courir, tout en étant habillé d'une blouse blanche dont il s'est ensuite débarrassé. Sans portable et sans papiers, il y a donc peu de chances que ce détenu ait les ressources pour tenir une cavale. Sauf s’il a des complices dehors.

Les surveillants avaient remarqué un comportement suspect

Laurent Martin de Frémont précise aussi que les policiers n'ont pas été prévenus par l'administration pénitentiaire du profil fugueur de ce détenu. Et ce, alors que deux mois plus tôt, les surveillants avaient remarqué, lors d'une précédente tentative de suicide, un comportement suspect de sa part. Ce que confirme le syndicaliste Hervé Segaud.

L'homme, recherché depuis plusieurs heures, demeure néanmoins toujours introuvable ce vendredi midi.