A Cannes, le Carlton fait sa révolution de palais et vend ses meubles

- Photo Carlton
Le célèbre hôtel cinq étoiles de la Croisette mettra aux enchères, du 10 au 26 mai, une partie de son mobilier utilisé par des stars
Les meubles de la salle à manger de la prestigieuse suite « Grace Kelly » seront notamment proposés à la vente. - Photo Carlton

Ils ont été touchés, utilisés, regardés ou côtoyés parfois de très près par Barack Obama, Julia Roberts, Romy Schneider, Alfred Hitchcock, Brad Pitt, Cate Blanchett ou encore Quentin Tarantino... Les prestigieux meubles de l’hôtel Carlton à Cannes seront mis aux enchères par la Maison Aguttes du 10 au 26 mai prochain.

600 lots seront proposés à la vente, Covid oblige, organisée en ligne. Les amoureux de l’endroit, collectionneurs ou simples amateurs pourront notamment acquérir des appliques, des consoles, des gravures, des cadres, des fauteuils, des paravents, des tableaux, des cadres, des têtes de lit et des bureaux.

Certains objets coûteront quelques centaines d’euros. D’autres finiront probablement entre les mains de personnes aux plus larges moyens. Ce se sera sans doute le cas, par exemple, pour la salle à manger de la suite « Grace Kelly », la plus connue du Carlton, composée d’une table oblongue, de six chaises de style Louis XVI et d’un tapis. Un lustre monumental à 36 bras de lumière pourrait tutoyer les sommets en matière d’enchères. En revanche, la vaisselle et le linge ne figureront pas dans la liste des biens proposés.

Des personnalités connues sont bien décidées à acheter des souvenirs de leur séjour azuréen dans cet établissement marqué par des rencontres historiques mais aussi par les grandes heures du Festival de Cannes.

En attendant, le bâtiment Belle époque vit une véritable révolution de palais. Le site, inauguré en 1913, fait en effet actuellement l’objet de travaux colossaux jusqu’au printemps 2023. L’hôtel restera fermé durant tout le chantier qui prévoit de rajouter 37 suites aux 39 existantes et la réalisation d’un jardin, d’une piscine ainsi que la construction d’un centre de congrès.

Le montant des travaux, financés par les propriétaires qatariens, n’est pas communiqué. Selon plusieurs médias, la facture de l’investissement pourrait s’élever à une somme comprise entre 200 et 300 millions d’euros.