Bras de fer entre les radios privées et Radio France autour de la publicité. Le gouvernement autorise désormais le groupe public à engranger jusqu’à 70 millions d’euros de recettes publicitaires par an, radio et numérique compris. L’Alliance de la radio, qui regroupe notamment RTL, Europe 1 et RMC, dénonce ce jeudi 22 octobre une concurrence faussée.

Un plafond qui inclut le numérique
Publié mercredi au Journal officiel et inscrit dans le cahier des charges de Radio France, ce nouveau plafond couvre à la fois l’antenne traditionnelle et la diffusion en ligne. Jusqu’ici, la limite était fixée à 42 millions d’euros, uniquement pour la radio classique. Le numérique n’était pas plafonné.
Les radios privées envisagent des recours
Les radios privées réclamaient depuis longtemps un plafond global, mais à 52 millions d’euros : 42 millions pour l’antenne et 10 millions pour le numérique. Dans un communiqué, l’Alliance de la radio parle d’une « distorsion de concurrence inacceptable » et dit étudier « l’ensemble des voies de recours ».
Radio France parle d’une contrainte
Selon l’AFP, Radio France fait valoir que ce plafond « correspond au chiffre d’affaires publicitaire actuel ». En 2025, ses recettes publicitaires atteignaient 66,6 millions d’euros. Seules trois antennes diffusent de la publicité : France Inter, franceinfo et ICI, avec une limite de 17 minutes par jour et par antenne en moyenne.
Sources : Le Figaro avec AFP, 22 octobre 2026 (communiqué de l’Alliance de la radio, réaction de Radio France).